Princeton University Library Catalog

La révolution fait le monde, XXe siècle : la guerre pour échapper à la révolution / Arslane Klioua.

Author:
Klioua, Arslane [Browse]
Format:
Book
Language:
French
Published/​Created:
  • Saint-Denis : Connaissances et savoirs, [2016]
  • copyright 2016
Description:
676 pages ; 20 cm
Bibliographic references:
Includes bibliographical references (pages 647-665).
Contents:
  • De la guerre interétatique à la guerre civile internationale : ou comment la guerre et la menace de guerre provoquent la révolution et comment la révolution et le risque de révolution poussent à la guerre -- Le système international dans l'histoire -- Le système international produit équitablement les phénomènes de guerre et de révolution -- La guerre provoque la révolution -- La compétition interétatique crée les conditions de la révolution au niveau intra-étatique : le cas de la France au XVIIIème siècle -- La compétition interétatique crée préalablement les conditions de la révolution à une échelle mondiale : de la révolution américaine à la révolution française au XVIIIème siècle -- Pourquoi la révolution saisit finalement la France et non la Grande-Bretagne au XVIIIème siècle alors que la compétition interétatique les érodait toutes les deux sur le plan interne ? -- Une guerre qui s'éternise sans parvenir à trouver par elle-même son issue remet souvent son destin entre les mains de la révolution : le cas de la guerre du Péloponnèse ? -- La Première Guerre mondiale et sa singularité -- La problématique des causes ayant présidé au déclenchement de la Première Guerre mondiale et l'omission de la nature systémique du phénomène "guerre" -- L'omission de la nature systémique du phénomène "guerre" a impliqué l'omission de la nature systémique du phénomène "révolution" et a conduit à négliger la part jouée par ce dernier en tant que facteur déclenchant de la Grande Guerre -- Le risque révolutionnaire intra étatique ubiquitaire a poussé chaque Etat à tenter de s'en prémunir ou d'y échapper en choisissant délibérément la voie de la guerre en 1914 -- L'enlisement imprévu de la guerre mondiale préfigure la révolution mondiale -- La guerre interétatique mondiale est transmuée en guerre civile internationale et en révolution mondiale -- La rupture systémique d'octobre 1917 : le phénomène "guerre" perd l'initiative de l'histoire au profit du phénomène "révolution" -- La cristallisation du fait révolutionnaire en 1789 et ses conséquences systémiques : ou comment le phénomène "révolution" génère à son tour le phénomène "guerre" -- Le phénomène "révolution" défie et entend révolutionner l'ensemble du système international : la singularité du défi et du mode d'incitation révolutionnaire des bolcheviks -- La réponse du système international défié par le phénomène "révolution" et l'amorce de la vicieuse interaction entre "révolution" et "système international" -- La révolution mondiale et l'amorce de la convergence des États et du système des Etats autour du principe de la contre-révolution (1917-1921) -- L'ubiquité de la révolution -- Les débuts de la contre-révolution mondiale -- Le facteur "révolution" accentue la compétition des Etats et préside à l'iniquité et à l'instabilité d'une recomposition systémique versaillaise toute de contre-révolution imprégnée -- Les "Quatorze points" de Wilson sont un manifeste contre-révolutionnaire nationaliste produit en intime réaction à la proclamation révolutionnaire internationaliste des bolcheviks -- Wilson ou la première incarnation du messianisme contre-révolutionnaire mondial -- La Pologne comme clé de voûte de la stabilité européenne : une aberration wilsonienne dictée par la peur panique de la révolution mondiale et des bolcheviks
  • Le sophisme de la "coexistence pacifique" : une instabilité internationale inhérente à la double persistance de la Russie soviétique et du fait révolutionnaire transnational (1921-1925) -- Les différences entre le congrès de Vienne de 1814-1815 et la Conférence de la paix de Versailles de 1918-1919 -- La restructuration du système international d'après-guerre et les débuts de la "guerre froide" : le facteur "révolution" continue d'influer sur le système international -- La réaction soviétique à la mise en place d'un système international antisoviétique : la concrétisation de l'alliance des vaincus avec l'Allemagne et ses conséquences systémiques -- La fragilité de la tête de pont systémique du rempart contre la révolution : la Pologne et ses premières difficultés rencontrées aux niveaux intérieur et extérieur -- L'entente soviéto-allemande de Rapallo pousse la France à occuper la Ruhr allemande, laquelle occupation aggrave une situation révolutionnaire allemande latente depuis 1918 -- L'exacerbation du risque révolutionnaire allemand de 1923 provoque une exacerbation de l'orientation et de la coloration contre-révolutionnaires du système international -- Les réactions contre-révolutionnaires américaine et britannique aux événements révolutionnaires de 1923 -- L'ancrage de la tendance à la structuration et à l'homogénéisation contre-révolutionnaires du système international : le risque de guerre antisoviétique de nouveau à l'ordre du jour international (1925-1929) -- Le rapprochement franco-allemand de Locarno (1925) neutralise l'alliance soviéto-allemande de Rapallo (1922) et ancre le principe de la contre-révolution à la matrice internationale -- Le processus d'homogénéisation contre-révolutionnaire du système international stimulé par l'émergence de l'extrême-droite et du fascisme aux côtés du conservatisme traditionnel -- De la menace d'une guerre de coalition antisoviétique (intersection de 1927-1928) à la crise économique mondiale (octobre 1929) -- Pourquoi la guerre de coalition antisoviétique n'eut pas lieu en 1927-1928 ni en 1929-1930, alors qu'elle était jour après jour devenue objectivement imminente dès la mi-1927 ? -- Révolution mondiale ou guerre contre-révolutionnaire internationale ? La tripolarité progressive et apparente du système interétatique (1929-1933) -- La rupture d'Octobre 1929 réactualise et accentue la situation révolutionnaire mondiale d'Octobre 1917 -- Les réactions des Etats à la crise et à la menace révolutionnaire sur le point de les engloutir -- La Grande dépression et ses conséquences font converger tous les regards vers l'URSS et toutes les politiques nationales contre la révolution -- La crainte de la coalition militaire pousse l'URSS à s'armer pour se défendre et suscite la crainte d'Etats déjà menacés de révolutions : perceptions et appréhensions réciproques -- L'Europe au bord d'une révolution généralisée cherche à s'en préserver : la tentative de constitution d'une Union européenne fondée sur la contre-révolution et l'anticommunisme -- La réaction soviétique au projet de Pan-Europe excluant l'URSS -- "Répondre au dumping soviétique par une action internationale" : la France allait-elle être le fer de lance de la très prochaine coalition militaire antisoviétique ?
  • La contre-révolution et l'anticommunisme priment sur les nécessités d'équilibre systémiques : seule l'urgence des considérations économiques autorisait d'approcher la lépreuse URSS -- Faire la guerre à l'extérieur pour fuir la révolution à l'intérieur : le Japon et la conquête de la Mandchourie effectuée avec la bénédiction antisoviétique de la SDN et de la Grande-Bretagne -- L'Allemagne : clé de l'évolution du système international interféré et animé par l'opposition entre révolution et contre-révolution -- L'Allemagne dans le système international des années 1917-1929 : sa place et son impact -- La question des dettes allemandes dans la crise économique mondiale qui débute en 1929 -- La rupture d'Octobre 1929 place l'Allemagne au bord de la révolution et de la guerre civile -- La situation allemande confine de nouveau au choix systémique "guerre" ou "révolution" -- La tripolarité systémique à l'épreuve de la latence révolutionnaire mondiale : le caractère bicéphale de la contre-révolution systémique (1933-1936) -- Hitler et la mutation de l'Allemagne en Etat intrinsèquement contre-révolutionnaire : de la mise en oeuvre de la contre-révolution intérieure au point de mire soviétique -- L'Allemagne nazie et le système international : l'ébauche du consensus contre-révolutionnaire systémique entre "démocraties occidentales" et "puissances fascistes" -- Révolution et contre-révolution s'exacerbent mondialement en 1934: accroissement mutuel de la politique de puissance des Etats et de la tendance systémique contre-révolutionnaire -- De la forme bicéphale de la contre-révolution mondiale à la polarité bipolaire du système international : l'heure de la décision systémique et les contraintes inhérentes au dilemme "guerre - révolution" (1936-1939) -- La question de l'équilibre du système international de l'entre-deux-guerres : révolution, contre-révolution et politique de puissance -- De nouveau l'alternative systémique "guerre mondiale ou révolution mondiale" s'impose à tous -- La Grande-Bretagne et la France honnissent davantage la révolution que la guerre : elles étaient la clé d'une alliance antinazie qui ne verra pas le jour car l'URSS est pire à leurs yeux -- L'objectif anglo-français est d'orienter toute la fureur hitlérienne en direction de l'URSS -- Hitler remilitarise la Rhénanie sans que ne lui soit opposé aucune résistance : la France et la Grande-Bretagne plaident explicitement en faveur d'une entente antisoviétique avec Hitler -- Le consensus contre-révolutionnaire systémique à l'épreuve du déplacement et de l'ancrage occidental d'un épicentre révolutionnaire mondial situé en Espagne -- La révolution mondiale est de nouveau à l'ordre du jour international à partir de 1936 -- De la révolution mondiale à la contre-révolution mondiale : le communisme et l'Union soviétique sont les adversaires intérieurs et extérieurs désignés par les Etats et par le système international -- La Grande-Bretagne presse la France d'opter pour la non-intervention en Espagne afin d'aider les nazis et les fascistes italiens à barrer la route à la révolution et au communisme -- La révolution espagnole exacerbe, la politique de puissance des Etats tout en participant à la sédimentation du consensus contre-révolutionnaire systémique -- Le pacte anti-Comintern fait se préciser la menace de la guerre de coalition antisoviétique
  • L'Angleterre et les démocraties occidentales prennent ouvertement le parti des puissances fascistes avec lesquelles elles oeuvrent sans relâche en vite d'atteindre à une entente définitive -- Guerre "inter-impérialiste" ou coalition "impérialiste" antisoviétique : de la conclusion définitive de l'entente contre-révolutionnaire systémique à sa rupture -- Le consensus contre-révolutionnaire systémique n'a de cesse de progresser : l'isolement de l'URSS est accentué par les soins d'anglo-français qui laissent Hitler annexer l'Autriche -- Le consensus contre-révolutionnaire systémique "impose" de sacrifier la Tchécoslovaquie -- La Tchécoslovaquie fut sacrifiée par la Grande-Bretagne, la France et les Etats-Unis, pour satisfaire l'appétit de la bête nazie et ne pas avoir à traiter avec l'indésirable URSS -- La responsabilité de la Pologne dans la tragédie d'une Tchécoslovaquie qu'elle dépeça avec son allié nazi -- De l'alliance idéologique polono-nazie à ses écueils politiques la Pologne, alliée à l'Allemagne, entendait acter comme une grande puissance qu'elle n'était pas -- La rupture germano-polonaise n'entrait pas dans les plans initiaux de Hitler qui considérait la Pologne comme une pièce essentielle de son grand projet antisoviétique : la cécité polonaise -- L'échec du "projet anticommuniste de grande entente" : la Pologne s'obstine, Hitler s'agace et l'impensable perspective d'un arrangement germano-soviétique point à l'horizon -- Du déclenchement partiel de la Seconde Guerre mondiale à sa mise en oeuvre contre-révolutionnaire et totale : l'interlude de la "drôle de guerre" et l'intermède d'une tripolarité systémique de circonstance (1939-1941) -- La tripolarité du système international ou le résultat combiné de l'avortement du consensus contre-révolutionnaire systémique et de l'"impossibilité" d'une alliance antinazie -- L'inaltérable hostilité antisoviétique de la Grande-Bretagne résigne l'URSS à daigner feindre de se laisser bercer par le chant mélodieux des sirènes nazies -- L'URSS a espéré jusqu'au dernier moment réussir à infléchir les positions de la Grande-Bretagne et de la France avec lesquelles elle voulait contracter une alliance antinazie -- L'obstination antisoviétique des anglo-français est responsable de l'émergence des conditions qui permirent la possibilité et l'effectivité d'un arrangement germano-soviétique en août 1939 -- La rationalité de l'URSS et l'irrationalité des anglo-français -- La configuration bipolaire du système international ne fut supplantée par une configuration tripolaire qu'à partir du 23 août 1939 : ou pourquoi la Seconde Guerre mondiale ? -- La "drôle de guerre" ou l'absence d'hostilités "inter-impérialistes" supplantées par la survivance de la propension anglo-française à l'élaboration définitive d'un consensus contre-révolutionnaire systémique -- Le pacte de non-agression germano-soviétique ne représente qu'une très mince garantie pour l'URSS : la "drôle de guerre" masque la réalité des débuts de la guerre antisoviétique -- La latence de la guerre antisoviétique accentue l'angoisse d'une URSS contrainte de réagir par des mesures défensives parmi lesquelles une offensive militaire en Finlande -- La guerre d'Hiver avait pour objet de sécuriser Leningrad et le golfe de Finlande : l'offensive fit suite à des démarches diplomatiques soviétiques que les Finlandais rejetèrent
  • L'ennemi de la Grande-Bretagne et de la France n'est pas l'Allemagne nazie :c'est l'URSS -- La légitimité de l'effroi et de l'action soviétiques en 1939-1940 -- La constance de la peur de la révolution et du communisme entretient et exacerbe la démence anglo-française -- Hitler décide d'envahir la Norvège e le Danemark car le dément projet antisoviétique des Alliés menace de le priver du fer suédois et de lui interdire un accès Maritime stratégique -- Synthèse : la propension au consensus contre-révolutionnaire systémique et la tendance à la guerre "inter-impérialiste" : de l'avènement de Hitler au pouvoir à la "drôle de guerre" -- Hitler cherche à atteindre au consensus contre-révolutionnaire systémique avec la Grande-Bretagne et la France mais à la condition sine qua non de le leur imposer -- Les triomphes de la Wehrmacht à l'ouest annoncent l'invasion nazie de l'URSS à l'est -- La défaite de la France accentue la propension à la bipolarisation systémique : du spectre de l'effectivité du consensus contre-révolutionnaire anglo-nazi à la surprise de Staline au matin du 22 juin 1941 -- Les appréhensions grandissantes de Staline -- L'Allemagne ménage une France défaite qui se dote d'une légalité contre-révolutionnaire avec Pétain : prélude à une définitive entente anglo-nazie ? -- Hitler ne veut pas détruire la Grande-Bretagne : il cherche à lui faire accepter sa supériorité et la contraindre à "son" consensus contre-révolutionnaire systémique -- La crainte fait avancer Staline laquelle avance tend à effrayer Hitler -- Staline est en mauvaise posture -- Staline craint que la Grande-Bretagne ne finisse par s'entendre avec Hitler et les Japonais, et qu'ils ne constituent ensemble une coalition militaire antisoviétique -- Le comportement de la Grande-Bretagne tend à confirmer les appréhensions de Staline -- Staline commence à sérieusement s'inquiéter des manoeuvres allemandes, tout en continuant de se focaliser sur la Grande-Bretagne dont il redoute les intentions profondes -- L'Allemagne nazie et la Grande-Bretagne ne sont pas en guerre -- La dégradation de la position d'une URSS promise à la guerre -- Churchill s'étonnera de la surprise de Staline à l'annonce de l'invasion allemande alors que le gouvernement de Sa Majesté et lui-même y contribuèrent fortement -- Les dernières tentatives soviétiques avant l'invasion nazie -- Tout porte à croire que la Grande-Bretagne est sur le point de trouver un arrangement avec l'Allemagne nazie et de former avec elle une coalition militaire antisoviétique -- La signature d'un pacte de neutralité entre URSS et Japon (avril 1941) fait croire à Staline qu'il pourra négocier encore un temps avec Hitler -- Staline prépare la dissolution du Comintern pour séduire Hitler quand il apprend que l'adjoint du Führer (Hess) s'est envolé pour l'Angleterre -- Staline se cramponne à la conviction que la guerre contre l'URSS ne peut être qu'une guerre de coalition à laquelle ne pourrait pas ne pas prendre part l'Angleterre -- Staline pense qu'à la veille du 22 juin 1941 Hitler est sur le point d'envahir les îles britanniques pour contraindre Sa Majesté au consensus contre-révolutionnaire systémique.
Subject(s):
ISBN:
9782753903371 (pbk.) :
OCLC:
992242992
RCP:
N - S