Femmes niçoises : une histoire au féminin de l'Ancien Régime à la Belle Époque / Simonetta Tombaccini.

Author
Tombaccini, Simonetta [Browse]
Format
Book
Language
French
Published/​Created
Nice : Acadèmia nissarda, [2021]
Description
461 pages, 80 unnumbered pages of plates : illustrations (chiefly color), facsimiles ; 24 cm

Details

Subject(s)
Summary note
""S'il n'y avait pas autant de femmes, Nice ne serait pas Nice. Elle serait une ville incomplète, vide, pareille à une forêt sans oiseaux, à un orchestre sans violons. Elles, jeunes et mûres, riches et humbles, françaises et étrangères, sont un pôle magnétique". Ainsi écrivait un journaliste du Petit Niçois dans les années 1920. Mais qui étaient ces femmes ? Quelle physionomie et quel tempérament avaient-elles ? Les citadines différaient-elles des campagnardes ? Et quel statut et quel rôle remplissaient-elles dans la société environnante ? C'est au cours de plusieurs siècles que nous pouvons les suivre, au cœur de la cité du Paillon et dans les villages du Comté : demoiselles sages ou rebelles, épouses fidèles ou libertines, mères de famille chargées d'enfants, veuves riches ou sans le sou. Nous pouvons également rencontrer des jeunes filles séduites, indemnisées grâce au diplôme de la duchesse Catherine de Savoie de 1591, les victimes de viols ou d'inceste, les coupables d'avortement ou d'infanticide et celles qui hantaient les lieux de la galanterie vénale. Filles et femmes illettrées pour la plupart : seules des privilégiées avaient l'heur de posséder les rudiments du savoir. Il faudra attendre les années 1850 pour voir l'établissement des écoles primaires féminines, publiques et gratuites. Et soupirer jusqu'en 1882 pour obtenir la création du premier lycée pour filles. Illettrées certes, mais quelques-unes faisaient exception, comme Sophie Agathe Sasserno, Aimée Beu, Amélie Pollonnais ou encore Honorine Paulian. Illettrées sans doute, mais avec une âme courageuse : Catherine Ségurane n'avait-elle pas affronté la soldatesque qui escaladait les remparts de la ville ? Et fabriquées dans le même moule, des Niçoises embrasseront soit la cause révolutionnaire, soit le combat des barbets. En dépit de leur manque d'instruction, toutes travaillaient, en tant que paysannes, nourrices, lavandières, domestiques, commerçantes, ouvrières, infirmières, sages-femmes, institutrices, employées du service public. Et souvent depuis la prime adolescence, ne gagnant qu'un salaire dit d'appoint, bien inférieur à celui de la gent masculine. Celles qui connaissaient les vertus des plantes s'en servaient pour guérir. Il s'agissait de guérisseuses, que l'ignorance de leurs compatriotes taxait de sorcières. Et il est vrai que le Comté connaîtra aussi des turbulences en ce domaine. Pourtant rien ne fragilisait la solidité de la religion, les couvents abritaient maintes nonnes et les confréries intégraient des pénitentes. Et les processions attiraient toujours beaucoup de monde, même si des curés redoutaient la "langue téméraire" des femmes. Ces femmes qui, si elles s'appelaient Marie Laetitia De Solms et Blanche Germain, animaient les salons à la mode, tandis que les anonymes fréquentaient les festins, les rondes de mai, le Carnaval et les fêtes villageoises, autant de moments où s'exprimait la sociabilité méridionale."--Page 4 of cover.
Bibliographic references
Includes bibliographical references and indexes.
Contents
  • Pt. 1. Portraits et caractères féminins
  • 1. er - Des images convenues : réalité ou cliché ?
  • Physionomies citadines et campagnardes
  • Tempéraments fougueux et bonnes manières
  • 2. Habillements et modes
  • Des toilettes élégantes et ordinaires
  • Le costume populaire et ses bijoux
  • Pt. 2. Représentations juridique et culturelle
  • 3. Le statut de la femme
  • Une subordination perpétuée dans le temps
  • Prémices d'émancipation
  • 4. Instruction et culture féminines
  • Sous l'Ancien Régime : une instruction à géométrie variable
  • Maisons religieuses et pensionnats laïques de la Restauration
  • Premiers pas vers l'école publique pour les jeunes filles
  • Dans les années 1850 : établissement d'écoles féminines publiques et gratuites
  • La création du premier lycée féminin
  • Cultures littéraires et engagements politiques
  • Pt. 3. Mœurs conjugales et amoureuses
  • 5. L'amour sacré
  • Lou mariage de conveniensa
  • Rapts de séduction et mariages clandestins
  • Dots, donations, trousseaux et cadeaux
  • Épouses courageuses, vertueuses ou libertines
  • La mère de famille
  • Dissolution du mariage et séparation des époux
  • Les solitaires : veuves et célibataires
  • 6. L'amour profane
  • Des séductions dolosives
  • Viols et attentats aux bonnes mœurs
  • Inceste : violence ou consentement ?
  • Un petit nombre d'avortements
  • Infanticides, crimes féminins ?
  • La galanterie vénale
  • Pt. 4. Travail et vie sociale
  • 7. Des professions entre tradition et modernité
  • Propriétaires, paysannes et nourrices
  • Quelques centaines de lavandières
  • Des domestiques à foison
  • Commerçantes et femmes d'affaires
  • "Ouvrière, mot impie, sordide..."
  • Des institutrices publiques et privées
  • Les premières employées du service public
  • Épicières droguistes, infirmières et sages-femmes
  • Guérisseuses ou sorcières ?
  • 8. Sociabilités religieuses et laïques
  • Le petit monde des nonnes
  • Pénitentes et Cessolines
  • Les dames patronnesses
  • Salons mondains et cercles littéraires
  • Rencontres et loisirs en plein air.
ISBN
9782919156054 ((paperback))
OCLC
1398338769
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